Bon, un autre jour s'est levé avec un soleil éclatant alors que pleurent tous ces gens sur la planète à cause de la peur causée par la guerre, les tremblements de terre ou même encore des élections qui souvent inquiètent plus qu'autre chose. Le vent qui balaie les feuilles mortes de l'automne dernier semble lui aussi se rebeller quelque peu contre quelque chose dont on ne saisit pas bien le sens. La voisine cuisine son repas quotidien et ses enfants qui travaillent en ville viendront se nourrir une fois de plus. Dans l'appartement au-dessus de ma tête, il y a ces ouvriers qui défont à coup de marteau les vielles portes des chambres. Leurs scies électriques me percent les oreilles et tout ce bruit m'agresse. C'est bien la preuve que tout ne va pas toujours tel que nous le concevons! Tant qu'à mon déménagement prochain, bah les jours filent, le temps de partir approche à grands pas déjà...et les arrangements de dernière minute m'épuisent.
Alors parmi tout ce brouhaha, je tente de m'accorder de temps à autre des moments d'évasion, des minutes rien que pour moi. Je m'impose même d'arrêter mes pensées de courir à gauche et à droite; pas toujours évident ça! Comment procède-t-on afin de vraiment décrocher? Il faut peut-être d'abord apprendre à s'abandonner, à confier ses craintes et ses insécurités à Quelqu'un qui doucement vous bercera et arrangera tous les détails? De plus, pendant ce temps où tout se bouscule autour de moi, j'essaie de mettre en pratique ce qu'un jour un sage m'avait enseigné : m'arrêter et prendre le temps de respirer.
Donc je respire; j'inspire l'oxygène qui gonfle mes poumons d'air nouveau et en expirant je me libère aussi de mes tensions ou de cette négativité qui veut prendre trop de place et s'incruster dans mon esprit. Comme le disait mon docteur de l'âme, nous prenons inconsciemment la fonction de respirer pour acquise ou comme si cette dernière était une chose due et même si peu importante. Nous sommes, pour la plupart d'entre nous, tellement habitués à ce que nos respirations qui nous gardent vivants soient pas mal toujours égales. Nous sympathisons parfois avec ceux pour qui cette nécessité ne devient plus qu'une lutte constante afin de respirer convenablement. Néanmoins ce souffle, c'est LA VIE qui coule en nous.
Alors à chaque seconde, à chaque minute, à chaque jour, il faut nous dire qu'aujourd'hui même lorsque nous inspirons nous absorbons également une puissante énergie de guérison. De même que chaque fois que nous expirons, il nous est permit de lâcher prise. Nous pouvons maintenant nous convaincre qu'il est bien de nous abandonner à la vie et de nous dire que demain est un autre jour et de croire en lui, en sa force de même qu'en son pouvoir de libération.
Respirer n'est pas seulement une capacité de plus qu'à le corps humain de se régénérer. Respirer c'est surtout être vivant et se sentir exister. Devons-nous prendre vraiment conscience de l'importance de ce cadeau, de le protéger et surtout de le garder puisqu'il porte en lui une magie de plus que la vie nous offre? Si oui, alors faisons donc attention dès ce jour à cette qualité de l'air qui nous est nécessaire.
Cela semble un sujet banal et hors de l'habituel ou encore insignifiant, je sais. Toutefois, peut-être que ces mots nous éveilleront tous au grand miracle qu'est ce souffle de vie?!
Delvina Lavoie
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