Il faut d’abord savoir que :
- dans notre civilisation occidentale 75 % de la communication est non verbale, 25 % verbale dont 19 % orale et 6 % écrite ;
- nous retenons 10 % de ce que nous lisons, 20 % de ce que nous entendons, 30 % de ce que nous voyons, 50% de ce que nous voyons et entendons, 80 % de ce que nous disons, 90 % de ce que nous disons et faisons.
L’oral est-il mieux adapté à la situation présente que l’écrit ?
Il ne laisse pas de « trace » comme l’écrit mais il peut faire place au feed-back immédiat individuel ou collectif. Face à un groupe, chacun peut entendre la même chose au même moment. Face à un individu ou à un petit groupe, une intervention orale avec dialogue et échanges est toujours plus convaincante qu’une note écrite et permet au demandeur de connaître la réponse à sa sollicitation.
Se préparer
- connaissez bien votre sujet, ceux qui vous écoutent et ce qu’ils attendent ;
- préparez-vous avec soin : un objectif, un fil directeur, quelques idées force, un plan ;
- concevez des aides audio-visuelles claires, brèves, lisibles que vous commentez sans les lire ;
- soignez l’organisation matérielle : disposition, chevalets, espace sonore, décor, mobilier, tenue vestimentaire adaptée à la situation ;
- prenez possession de l’espace physique en respirant avec le ventre avant de vous lancer : existez là où vous êtes, décontracté, stable. Ouvrez-vous à la situation, relâché, pieds à plat, dos droit, regard posé sur l’auditoire. Attendez le silence en souriant avant de commencer.
Prendre la parole
- soignez l’élocution : volume et registre de la voix (de « gorge » plutôt que de «tête»), débit, articulation, intonation, pauses et silences qui permettent de rappeler l’attention, ton convaincant
- maîtrisez vos gestes qui doivent rester naturels et sans parasites (balancements, tics ou répétitions, croisement des bras ou des jambes, appuis divers… ) ;
- improvisez votre texte à partir d’un aide-mémoire : si une phrase vous échappe, regardez le public, vous y trouverez l’inspiration ;
- traitez vos auditeurs comme des gens intelligents : faites-leur découvrir par eux-mêmes ce qu’il y a à comprendre dans votre message, sans vouloir tout expliquer ;
- adaptez votre vocabulaire à l’auditoire. Faites des phrases courtes. N’exprimez qu’une seule idée à la fois ;
- choisissez un langage positif : présent, forme affirmative et personnelle, voix active…
Gérer l’agressivité
- soyez présent mentalement et observez ;
- pratiquez une écoute active en reformulant sans répondre par l’agressivité ;
- prenez en compte la demande en apportant des réponses précises.
Se libérer
- acceptez-vous tel que vous êtes ;
- faites confiance à autrui, faites preuve de compassion à son égard même si vous avez peur de lui ;
- anticipez les difficultés éprouvées et maîtrisez-les par la réflexion ;
- entraînez-vous à vous exprimer pour sentir que la prise de parole est libératoire.





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